Pour sa première édition, en 2026, le village devient une immense galerie à ciel ouvert sur le thème Air · Terre · Eau.
Grand Angle Léré est un festival photographique d'envergure européenne, organisé à Léré (Cher) et sur le territoire du Grand Sancerrois. Installé dans un village ligérien au patrimoine architectural et naturel remarquable, en bord de Loire, l'événement fait dialoguer création contemporaine, ruralité et engagement environnemental.
La première édition s'ouvre avec trois installations photographiques monumentales : In Memoria, La route des SOUFFLES et Tour de France des ONG.
« Dans l'immatérialité et l'évanescence de notre monde numérique, je cherche à donner corps et durée à l'image. »
Dédiée à Saint Martin — connu pour son acte de charité après avoir coupé son manteau en deux pour en donner la moitié à un mendiant — l'installation de la photographe plasticienne Sabrina Di Geronimo inaugure le festival de photographie européenne de Grand Angle Léré.
Par une heureuse coïncidence, le jour du lancement du festival marque la date d'anniversaire de la consécration épiscopale de Saint Martin à Tours, le 4 juillet 371.
Pour réaliser cette installation in-situ, l'artiste a glané des prises de vue au fil de son périple, sillonnant les bords de Loire entre Tours et Léré, à la recherche de traces mémorielles ou évocatrices du Saint. La composition photographique de 2,50 mètres d'envergure, suspendue au-dessus de la crypte, retrace ce processus dans un récit visuel fragmenté, symbolique et onirique.
Empreinte de poésie et de spiritualité, instaurant un dialogue avec l'architecture entre le visible et l'invisible, In Memoria propose de réveiller une mémoire et un patrimoine endormis.
Née à Paris en 1978 de parents immigrés du sud de l'Italie, Sabrina Di Geronimo vit et travaille entre Paris et Toulouse.
Formée très jeune à la photographie argentique et aux techniques de laboratoire, elle poursuit des études d'histoire de l'art et d'esthétique à la Sorbonne, où elle obtient une maîtrise puis un DEA d'Esthétique et Sciences de l'art.
Bien qu'admise à l'École nationale supérieure de photographie d'Arles en 1999, elle choisit un parcours universitaire, nourrissant une approche plasticienne de l'image ancrée dans l'histoire de l'art. Professeure d'arts plastiques depuis 2006, elle poursuit ses recherches photographiques et participe à sa première exposition en 2007.
Son travail explore la manière dont les images construisent notre rapport au temps et à la mémoire. Considérant la photographie comme une matière à transformer plutôt qu'un simple enregistrement du monde, elle utilise les outils numériques pour composer des images comme le ferait un peintre. Nourrie par les principes du montage cinématographique, cette pratique lui permet d'introduire de la durée dans l'image fixe.
À partir de 2018, elle entame les séries Tableaux des errances et Tableaux des mémoires. Plus récemment, son travail se déploie dans des installations monumentales conçues pour des sites patrimoniaux, où l'image devient à la fois récit, présence et lieu de mémoire.
« Tout sur cette terre a commencé dans l'eau de mer. Notre rapport à l'eau est universel ; les rituels humains sont culturels. »
Depuis 2015, Ana Bloom parcourt le monde en récoltant des « Souffles », une odyssée personnelle à la rencontre des autres et d'elle-même. Ici, le temps est élastique : passé, présent et futur ne font qu'un.
Son travail se déploie à la croisée de deux routes : celle des exils de sa famille et celle qu'elle emprunte aujourd'hui. Elle les envisage comme un flux, à l'image de l'eau qui se moque des frontières, s'infiltre partout, nous submerge, nous lave et nous fait renaître.
Selon son protocole, chaque participant se renomme à l'issue de la prise de vue et choisit un prénom en hommage à celles et ceux qui perdent leur souffle sur leur route. Ensemble, ils participent à l'écriture d'une nouvelle mythologie.
Rien n'est désincarné par l'intelligence artificielle : ces portraits sont habités. Le village de Léré constitue un point de passage croisant directement la route familiale de l'artiste, après Marseille, l'Espagne, l'Italie, l'Inde, le Danemark, le Cameroun, le Maroc, la Tunisie, la Suisse, l'Afrique du Sud et le Pakistan.
Ana Bloom est une artiste visuelle et photographe basée à Paris, dont la pratique inclut également la performance.
Née en 1970 d'un père réfugié politique — issu d'une famille née en Ukraine, devenu cubain lors d'un premier exil puis arrivé aux États-Unis avant de s'installer en France — et d'une mère française, elle grandit dans un environnement cosmopolite qui nourrit très tôt sa réflexion sur l'identité et la mémoire.
Diplômée en Histoire de l'Université Paris 7 puis en Photographie et Sciences et Technologies des Arts Visuels de l'Université Paris 8, elle expose pour la première fois en 1994 aux États-Unis à la Mourlot Gallery.
Son travail explore les questions d'identité, de transmission transgénérationnelle, de relation entre l'humain, la nature et l'environnement. Parallèlement, elle développe des ateliers artistiques à dimension sociale et enseigne l'art en master. Depuis 2015, elle est engagée dans les projets « Route des SOUFFLES – BREATH project » et « Résistances VÉGÉTALES ».
En France, une personne sur quatre est bénévole dans une association. Profondément marqué par 80 hommes pour changer le monde, Nicolas Henry a imaginé avec la Fondation Lemarchand un tour de France des associations françaises tournées vers le développement durable.
Depuis 2021, il réalise chaque année un récit photographique mettant en avant de nouvelles associations — des fresques figuratives et organiques à la frontière du land art, convoquant le théâtre, les glanages et les chemins transverses.
L'exposition présentée au festival rassemble 20 fresques extraites de cette odyssée engagée et citoyenne.
« Arpenteurs d'initiatives, nous avons pu nous rendre compte que la volonté d'un petit groupe peut faire changer des lois européennes, faire revenir une vie sociale dans des villages entiers… »
Né en 1978, diplômé de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, de l'ENSAPC et de l'Emily Carr Institute de Vancouver. Après une carrière d'éclairagiste et scénographe, il parcourt le monde pendant trois ans comme réalisateur pour le projet 6 milliards d'Autres initié par Yann Arthus-Bertrand, assurant la direction artistique de l'exposition au Grand Palais en 2009.
Parmi ses projets majeurs : Les Cabanes de nos grands-parents (Actes Sud, 2011) et Contes imaginaires autour du monde (Albin Michel, 2016), Prix Méditerranée du livre d'art 2017. En 2019, il met en scène les 70 ans d'Emmaüs place du Palais-Royal ; en 2020, une installation monumentale place du Panthéon pour les 20 ans de Lire et Faire Lire.
En 2021, il fonde la biennale Photoclimat, dont il assure la direction artistique — poursuivant un engagement où l'art devient outil de dialogue, de transmission et de sensibilisation aux enjeux sociaux et environnementaux.
En 2026, les expositions investissent la Collégiale Saint-Martin. Au fil des éditions, le parcours s'étendra aux autres lieux les plus inspirants de Léré — patrimoine, eau et nature comme décor.
Ressource essentielle et cœur du patrimoine local : la Loire, les moulins, lavoirs, puits, le canal, le port fluvial.
Les paysages agricoles et naturels qui façonnent l'identité locale et le rapport au vivant, notamment les vignes.
Léré est reconnu parmi les Villages Fleuris de France — une nature cultivée, présente partout.
Une attention particulière aux enjeux liés à la proximité de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.
Grâce à votre soutien, nous avons pu confirmer la participation de plusieurs photographes renommés. Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cette première édition possible.
Gratuit et ouvert à toute personne, avec un focus sur la centrale nucléaire de Belleville et son intégration dans le paysage. Jusqu'à 5 photographies par participant.
Lancement. Une exposition a minima à la Collégiale Saint-Martin, soirée inaugurale privée suivie d'un vernissage tous publics le 4 juillet.
10 expositions de mai à septembre, dont 2 photographes en résidence. Circulation des expositions dans le Berry et au-delà.
Poursuite et ancrage du festival comme rendez-vous culturel du Grand Sancerrois.
Avec le soutien promotionnel de la Fondation Crédit Agricole Centre Loire, de la Destination Grand Sancerrois, de PICTO, du Château de Buranlure et de la Mairie de Léré.














Avec l'aimable autorisation de la paroisse pour investir la collégiale Saint-Martin. Voir tous les partenaires →
Nous intégrons les principes du développement durable dans l'ensemble de notre organisation. Le festival est engagé dans la démarche d'éco-événements REEVE et a identifié une centaine d'actions concrètes à réaliser.
Tri des déchets, réemploi des matériels, limitation des plastiques à usage unique, communication éco-conçue et promotion des mobilités douces. Nous veillons à préserver les sites accueillant nos expositions et à valoriser la biodiversité locale.
Accessibilité des lieux, accueil de tous les publics, attention portée aux bénévoles, aux familles, aux seniors et aux personnes en situation de handicap. Nous privilégions les partenariats locaux et l'amélioration continue.
Grand Angle Léré : révéler la beauté du monde qui nous entoure, en prendre soin.